
Au jour le jour
Des élèves du Collège Saint-Hilaire profiteront de la prochaine semaine de relâche pour vivre une expérience inoubliable de partage. Seize jeunes s’envoleront vers le Sénégal afin d’aller y enseigner les mathématiques et le français aux enfants de deux écoles primaires.

Suivez leur aventure!
Simon Laliberté, Jessica Roy et Noémie Savoie écriront ce qu’ils vivent avant et pendant le voyage ainsi qu’à leur retour. Suivez-les... au jour le jour!
Vous avez des questions ou des commentaires à leur adresser?
12 mars
Notre voyage, en quelques images
Pour visualiser les photos, cliquez sur celle de votre choix pour l'agrandir.



Sarah Malo, Naomie Lavoie, Clara Pitre, Catherine Mme Louise Boyce, superviseure, Vicky Gagné,
Boulay, Jessica Roy Simon Laliberté Laurence Francoeur, Anne-Julie Tessier, Marilou
Derrière : Noémie Savoie, Stéphanie Germain et Bessette, Caroline Dubois, Charles Morneau,
Mme Josée Desjardins, superviseure Catherine Potvin et Andréann Paradis

M. Cheikh M'Bow, directeur de l'école remet un présent à Mme Desjardins.
Le Collège Saint-Hilaire a remis 480 manuels pour les classes CM1 et CM2.
M. Coulibaly, directeur de l'école et M. Patrice Daoust échangent des souvenirs de chaque pays.
Le Collège Saint-Hilaire a octroyé des fonds pour la réfection de trois toilettes bouchées depuis 10 ans, la construction de trois tableaux chevalets, la connexion à Internet pour le personnel, une sirène pour le début et la fin des classes et la réfection de plancher du bureau du directeur.

Mme Louise Boyce, superviseure, M. Coulibaly, directeur de l'école, M. Patrice Daoust, organisateur du voyage et M. Moussa N'Doye, président de l'assemblée des directions d'établissement - district de Colobane à Dakar
10 mars
BANG! La réalité!
Je n'aurais jamais pensé que le retour serait aussi brutal. Le contraste a eu l’effet d’une bombe! Il est étrange de constater que non, le monde ne s’est pas arrêté de tourner durant notre semaine au Sénégal. Nos amis sont les mêmes, avec leurs qualités, mais aussi leurs défauts. Nos parents sont les mêmes, inquiets pour leur enfant mais nous, nous sommes différents. Nous voudrions changer le monde. Ce que nous avons vu et vécu n'est pas qualifiable par un mot, ni une phrase. Notre expérience est gravée dans nos cerveaux, mais ça ne va pas plus loin. Il nous faudra du temps pour assimiler le tout. Pour l'instant, nous tentons de retrouver le train-train quotidien et ce sera pas à pas que nous y arriverons.L'Afrique nous a montré que le monde tel qu'on le connaît n'est qu’une partie du reste de l’humanité.
- Noémie SavoieÉlève de 5e secondaire
6 mars
Les derniers moments
Aujourd'hui, samedi, tous les participants ont profité de la journée de congé avant le grand départ pour décompresser et vivre une dernière expérience sénégalaise avec le groupe. Destination : lac rose. Une petite station balnéaire qui était le point d'arrivée du rallye Paris Dakar. Ils ont donc fait un tour de 4X4 dans les dunes de sable le long du lac et sur le bord de l'océan. Paysages à couper le souffle, soleil de plomb mais mines réjouies.Un lunch chez Salim constitué de Yassa poulet et un petit saut chez les marchands pour les derniers cadeaux. Le tout se terminant par une baignade dans la piscine de la station.
Retour à Dakar; deux heures pour 30 km! Douche et dernier repas à l'auberge. Tous les élèves et les accompagnateurs se portent bien, pas de petits bobos à déclarer autre que de petits coups de soleil qui ne font qu'améliorer le teint.
C'est donc la fin de l'aventure sénégalaise pour 2010. Un succès retentissant qui est le résultat de trois années à démontrer aux Sénégalais qu'on peut faire confiance au Collège Saint-Hilaire car APPRENDRE C'EST DANS NOTRE NATURE!
Patrice Daoust
Directeur des services aux élèves et organisateur du voyage
5 mars
Séparation et déracinement
Trop d'émotions. Aujourd'hui, c'était notre dernière journée d'enseignement. J'avais appréhendé ces moments difficiles, mais jamais je n'aurais pu imaginer m'attacher si rapidement à des enfants. Ce matin, le cœur gros, lorsque nous avons appris à nos élèves que nous ne reviendrions plus, j'ai vraiment réalisé que l'aventure se terminait bientôt. La vie de groupe, le partage entre les cultures, notre routine quotidienne... Nous nous sommes tellement bien intégrés ici que j'ai quasiment peur de vivre un choc culturel en arrivant au Québec!Nous avons assisté à une cérémonie protocolaire qui soulignait notre don aux différentes écoles et, par la même occasion, notre départ. J'avais les larmes aux yeux quand les enfants me disaient Bassouba (à demain)... Ils ne réalisent pas que leur semaine d'enseignement plus adaptée à leurs difficultés est terminée. Au fond, c'est peut-être mieux ainsi. Les adieux ont été longs et douloureux. Cinq jours, c'est la durée d'une location au club vidéo, c'est une semaine normale d'école. Pour les seize élèves que nous sommes, c'est un souvenir inoubliable de découvertes et de bonheur. Jamais je n'oublierai ces visages, ces mains toutes petites qui voulaient serrer la mienne, ces yeux avides de connaissances...
Nous partons demain en soirée et, si les contrôleurs aériens n'exercent pas de moyens de pression qui feraient retarder l'avion, nous serons de retour dimanche en après-midi. Ai-je vraiment besoin de dire que je souhaite que la neige soit disparue à ma sortie de l'aéroport?
- Jessica RoyÉlève de 5e secondaire
4 mars
Quelques photos
Pour visualiser les photos, vous n'avez qu'à cliquer sur la photo et elle s'ouvrira.



4 mars
Une journée pour tout changer
J'aurais voulu écrire dans les derniers jours, mais les pannes de courant (presque quotidiennes) correspondaient toujours aux moments réservés à cette activité... La routine dans les écoles s'est bien installée, nous nous habituons à la correction et au déchiffrage de l'écriture en lettres cursives. Plus qu'une journée, plus qu'une chance de faire une différence dans le parcours scolaire de ces enfants!Hier soir, justement pendant que l'électricité était coupée, tout le groupe est descendu pour pratiquer les chansons du spectacle que nous allons offrir aux élèves demain. Une guitare, un djembé, des Québécois, des Français et des Sénégalais... La musique nous a rapprochés, sans différence de couleur, d'accent ou de culture. Un moment magique qui restera gravé dans la mémoire de plusieurs pour les années à venir!
Je sais que j'ai déjà écrit que le temps passait trop vite, mais je le répète parce qu'il n'y a rien de plus vrai! On voit tellement bien la lune et les étoiles sur la terrasse de l'auberge. Ce ciel sous lequel tout le monde vit, ce soleil que l'on voit tous les jours se lever et se coucher... Ici, loin de toutes les préoccupations superficielles, c'est assez pour faire sourire quelqu'un et lui donner le courage d'affronter la journée qui s'en vient. Les Sénégalais trouvent le moyen d'être heureux avec si peu!
- Jessica RoyÉlève de 5e secondaire
3 mars
On suit la cadence... mais parfois le « beat » est accéléré!
C'est de l'ajustement jours après jours. J'apprends de plus en plus à connaître et comprendre ce monde qui est le mien. La vie africaine ne permet pas un plan de cours détaillé et déjà tout prêt. C'est de l'improvisation à toutes les secondes. Nous prévoyons un truc, et nous pouvons être assurés que ce ne sera pas exactement ce que nous avions pensé, mais c'est comme ça et c'est très bien ainsi!Parlant de vie et de monde africain. Nous avons fait une expérience plutôt... troublante. Nous avons été au marché aujourd'hui et ici, faire le marché, c'est du sport! Je comparerais ceci à du football américain. Aussitôt qu’on y met les pieds, on ne voit plus devant soi. C'est une mer de marchands qui s'agglutinent autour des gens et qui tentent de vendre de tout et n'importe quoi! « Venez à ma boutique! Venez je le fait pas cher! Allez les Canadiens! » C'était incroyable! Quinze minutes et nous étions dans l'autobus, à bout de nerfs. Avis à ceux qui veulent vivre des sensations fortes! Le marché Kermel, c'est l'endroit rêvé!
- Noémie SavoieÉlève de 5e secondaire
2 mars
On retrousse les manches!
Hier, c'était l'abattement mais aujourd'hui, plus question de se laisser aller. Chacun de nous a pris le taureau par les cornes et nous avons foncé! Non, les élèves ne sont pas au niveau escompté, c'est certain. Beaucoup d'entre eux ne parlent pas vraiment français, certains ne connaissent pas l'alphabet et nous avons décelé quatre retards cognitifs qui n’ont jamais été diagnostiqués. Ce n'est pas facile, nous travaillons dur, mais il y a des attentes envers nous et nous sommes prêts et déterminés à y répondre. Moi-même, qui aie dû passer trois heures hier avec un élève pour tenter de comprendre et de différencier les lettres de l'alphabet, je suis revenue vannée et au bord du découragement. Durant la soirée, j'ai buché, comme tout le monde l'a fait, chacun de son côté. Ce matin, selon le sondage fait dans l'équipe, tout allait comme sur des roulettes. Ce qui n'a pas marché la veille, était bien plus clair aujourd'hui!On ne lâche pas! Il ne nous reste que trois jours pour montrer à ses enfants qu'ils sont capables et qu'ils le peuvent.
- Noémie SavoieÉlève de 5e secondaire
1er mars
Salam Alekoum
Cette nouvelle date un peu... que voulez-vous, je ne sais plus quelle heure il est... mais oh combien ai-je incorporé la vraie notion du temps. Je ne crois pas qu'il y ait une chose plus belle que de voyager pour découvrir le monde, certes, mais aussi toutes les mentalités qui le peuplent ainsi que les cultures. Seulement, pour apprécier, analyser, comparer et comprendre les différences qui nous entourent, il faut d'abord avoir une certaine culture et une ouverture d'esprit. C'est en faisant ce genre de voyage qu'on veut vraiment remercier nos parents pour tout ce qu'ils nous donnent.Ah, l'Afrique, le Sénégal, notre groupe : c'est merveilleux. Chacun découvre, à sa manière, le monde qui nous entoure. Ce monde qui, tout en étant totalement différent, est fondamentalement le même. Les jours passent, aucun ne se ressemble et on vit avec le temps. Sauf à 6 h du matin, là on le vit comme une heure, mais quelle heure!
Demain, je vous raconte une anecdote, chaque seconde ici est une page dans ma tête.
- Simon LalibertéÉlève de 4e secondaire
1er mars
Changement de programme!
Je croyais que mes exercices étaient bien construits. J'étais persuadée que le niveau des leçons était adapté à leurs connaissances. La réponse m'a sauté au visage dès les premiers instants passés en classe : NON! J'ai nettement surestimé mes élèves. Je pensais pouvoir faire avec eux de la compréhension de textes mais, lorsque j'ai vu leurs grands yeux pleins d'inquiétudes tournés dans ma direction, j'ai compris. Aujourd'hui, j'ai appris à une jeune fille de CE1 (l'équivalent de notre 3e année du primaire) l'alphabet jusqu'à la lettre F, seulement en minuscules.Chaque minute passée en leur compagnie à les aider est un espoir pour cette génération d'enfants qui n'ont pas les moyens d'avoir une éducation adaptée à leurs besoins. C'est une petite victoire. J'ignore quelle sera la performance de mes élèves durant les prochains jours, mais peu m'importe. Je suis là pour les aider, pour leur donner une chance de poser des questions sans craindre le risque de se faire réprimander... et j'y parviendrai.
- Jessica RoyÉlève de 5e secondaire
28 février
Nouveau départ, nouvelles perceptions
Hier, la visite à la maison des esclaves et le marchandage sur l'île de Gorée; ce matin, le marché de tissus. Demain, l'expérience principale de notre voyage commence : enseigner. Nous avons maintes et maintes fois refait nos plans de cours, nos exercices sont préparés... mais tout peut arriver. Nous nous lançons dans le vide, dans l'inconnu. Quels que soient les résultats, nous apprendrons. La fébrilité est dans l'air!La nourriture sénégalaise est succulente et l'hospitalité des gens me surprend à chaque fois. Je ne sais pas pour vous, mais je ne me suis jamais promenée dans une ville québécoise ou même ailleurs dans le monde où toutes les personnes que je rencontrais me demandaient comment j'allais et se souciaient vraiment de ma réponse. La différence de culture, je la perçois et je l'apprécie. Parfois, elle me surprend, mais je m'y adapte. Les chants de la mosquée à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, les cris incessants des chèvres... ce n'est pas tous les jours qu'on vient en Afrique! Je profite au maximum de mon séjour ici mais, comme dans tous les voyages, le temps passe trop vite!
Bonne chance pour affronter le mélange de pluie et de neige qui s'annonce pour la semaine de relâche... ici, il fait 26°C! :)
- Jessica RoyÉlève de 5e secondaire
27 février
Un peuple, une fierté, un pays
C'est pour douze millions de soleil que nous avons quitté la grisaille de l'hiver québécois. C'est pour connaître ce peuple qui offre sans demande en retour, c'est pour des sourires constants que nous sommes ici, pour découvrir la Taranga. Grâce à notre guide et ami, Cellou, nous avons, hier soir, assisté à la célébration du prophète Muhamed à l'intérieur même d'une famille sénégalaise. Un coup de fil et hop, nous étions une vingtaine entassés dans un modeste salon à se faire servir LEUR nourriture de LEUR célébration. La phrase suivante nous a cloué sur place et a fait naître les premières réflexions dans nos têtes : « Prenez, nous, on n’en a pas besoin ». Qu'est-ce qu'un besoin alors si la nourriture n'en est pas un? Que leur est-il nécessaire sinon? Quelle est la clé de ce bonheur collectif? Ma seule réponse : Ici, c'est la Taranga.
- Noémie SavoieÉlève de 5e secondaire
26 février
L'odeur de l'Afrique
Un mélange d'épices, d'encens, de sel et de chaleur : voici mes premières impressions de l'odeur particulière de ce pays et de l'air qu'on y respire. On m'avait averti des différences, mais je ne voulais pas avoir une idée préconçue. Après tout, rien ne vaut les expériences personnelles pour apprendre dans la vie... Nous sommes arrivés hier vers 22 heures et il faisait exactement 23°C. Pas de neige, pas de froid, pas de souci. Nous étions préparés mentalement pour cette aventure, mais jamais assez pour rester indifférent au choc culturel qui nous attendait au sortir de l'aéroport. Des enfants qui mendiaient, des routes cahoteuses, une circulation des plus complexes... La réalité nous a rapidement rattrapé. Nous ne sommes pas ici pour changer le monde.Le quartier est magnifique, ainsi que l'auberge. Tout le monde nous traite aux petits oignons. Les Sénégalais sont vraiment des gens chaleureux. Ce matin nous avons visité les deux écoles où nous enseignerons dès lundi. La chaleur est accablante, nous tentons lentement de nous y habituer. Demain, nous irons à l'Île de Gorée et au marché de tissus.
En terminant, permettez-moi de dire à tous les Québécois qui sont découragés par les nids de poule qu'ils n'ont encore rien vu sans un séjour à Dakar!
- Jessica RoyÉlève de 5e secondaire
25 février 2010
Inch'Allah
L’expérience est, bien sûr, merveilleuse, bien qu’il ne s’agit encore que de simples vols. En apparence ordinaires, ceux-ci nous confirment que oui, nous serons bientôt en Afrique, si dieu le veut (Inch’Allah)... Dans le vol Montréal-Paris, j’ai fait la rencontre d’un jeune homme ayant vécu à Mont-Saint-Hilaire et qui a connu d’anciens élèves du Collège. « Bonjour, où allez-vous? », « Au Sénégal, en voyage humanitaire et vous? »« En Inde... ». Lui aussi ne réalise pas que dans peu de temps, nous serons à l’autre bout du monde, bien que ce soit tout à fait différent. Je vous quitte l’embarquement sonne, l’Afrique nous attend. Là, on le réalise plus que pleinement!!!
- Simon LalibertéÉlève de 4e secondaire
25 février 2010
La patience est une vertu qui s'apprend!
Après avoir passé la nuit dans l'avion et avoir attendu une bonne partie de la journée l'avion qui devait nous mener vers cette expérience si enrichissante, ce pays nommé Sénégal, nous venons d'apprendre que notre vol est retardé à cause de moyens de pression des contrôleurs aériens. La déception se lit sur les visages... tout comme la fatigue d'ailleurs! Nous avons hâte d'arriver! Bien entendu, ces circonstances sont totalement hors de notre contrôle... mais c'est long! Je commence de plus en plus à réaliser que je vais en Afrique. Déjà, à l'aéroport de Paris, nous croisons de temps en temps des gens qui discutent en wolof ou qui arborent des costumes traditionnels sénégalais... Je suis tellement excitée à l'idée d'arriver dans ce nouvel environnement que, contrairement à plusieurs autres, je ne ressens ni la fatigue, ni la faim. Une belle chimie semble unir le groupe. Certainement, nous vivrons de belles aventures! Nous entendons depuis les petites heures du matin les deux mêmes messages à l'intercom de l'aéroport : pour votre information, il est interdit de fumer à l'aéroport Charles de Gaulle et les bagages oubliés seront détruits par la sécurité. Vivement notre arrivée!
- Jessica RoyÉlève de 5e secondaire
22 février 2010
Deux dodos!
C’est la seule phrase qui sort de ma bouche depuis ce matin. Il me semble que hier encore, j’inscrivais dans mon agenda qu’il m’en restait 97. Mes valises sont déjà sur le bord de la porte, ma caméra prête à capturer n’importe quel souvenir et moi je n’attends qu’une chose : le décollage. Nous sommes seize jeunes qui, mercredi, plongerons dans cette expérience à laquelle nous nous préparons depuis maintenant cinq mois.
Suis-je fébrile? La réponse exacte serait de dire que je ne tiens tout simplement plus debout. Je ne sais pas ce qui m’attend et c’est très bien comme ça! On nous a prévenus : « L’Afrique, c’est l’inconnu ». Alors m’y voilà, chers lecteurs, dans quelques heures, je m’envole vers un monde nouveau, différent, mais ô combien passionnant!
- Noémie Savoie
Élève de 5e secondaire
24 février 2010Bon voyage!Bon séjour à vous toutes et tous! Que cette expérience vous soit profitable autant qu'aux petits sénégalais. Laissez-vous transporter...À bientôt! Madame Désormeaux, secrétaire et remplaçante à la réception du Collège |
